Et malgré la haine que je portais à tes avis,
Toutes nos différences sont parties dans l'oubli.
Ces mots que je t'écris ne sont pas là pour être oubliés,
Forcé de constater que ce n'est que pure vérité,
Garde les dans ton cour, tout comme notre fraternité.
Tu as des projets, comme tout le monde, comme tous les autres.
Mais tu as cette rage de vaincre, deux fois plus que les autres,
Et donc deux fois plus de raisons d'y arriver que les autres.
Face à toi, les frimeurs n'opposent aucune résistance,
Plus fort et plus haut que les autres en toute circonstance,
Tu es le meilleur et tu le sais : haute performance.
Le son de ma voix qui te porte, ça vient des profondeurs,
Mets-toi dans la tête que je suis ton accélérateur
Malgré tous ces mots et ces coups donnés à ton cour,
Donnés par ce monde rempli d'intolérance et de guerre,
Donnés pour blesser, très souvent à tort et à travers,
Donnés par notre père, violent, haïssant notre caractère.
La violence, parlons-en : cet étrange besoin de blesser
Le monde, les gens, parfois même son fils ou son frère.
Mais trop souvent infligée sans raisons apparentes.
Les phrases que je te donne ici sont bien différentes,
Je les veux belles et dignes, je les veux encourageantes,
A tes yeux comme à ceux de la femme que tu aimes,
Maladroitement, je dirais même démesurément.
Aujourd'hui, ces conseils que je te donne sont les mêmes.
J'aimerais écrire sur les murs, au stylo permanent :
« Je t'aime petit frère », n'ayant jamais osé te le dire en face.
Mais cher frère,
Va au bout de tes rêves,
Reste fier, reste fort,
Dis à la famille que j'les aime fort.
Dernier effort, dernier souffle, dernier soupir,
Je n'ai plus de force, je me sens partir,
Car, petit frère, je vais mourir.


